Mise en scène Justine Heynemann
avec Eléonore Arnaud et Valérian Behar-Bonnet

D’après les recueil de textes de Cookie Mueller : Traversée en eau claire dans une piscine peinte en noir et Une version arty de la réunion de couture . Traduction Romaric Vinet-Kammerer. Editions Finitude


Extrait : « Mais qu’est-ce qui pousse réellement les gens à vouloir s’en mettre plein les poches ? Acheter de la nourriture ? Des vêtements ? Un toit ? Oui, mais ça ce sont les basiques, même les pauvres ont ces trucs-là, au moins en petite quantité́. En général, c’est quand vous commencez à accumuler l’un ou l’autre de ces basiques, que votre vie se complique. Trop de nourriture fait grossir, il faut faire un régime. Trop de vêtements fait perdre du temps le matin, il faut s’organiser. Trop de maisons, ça c’est encore pire, faut les meubler. Et pourquoi posséder toutes ces choses si vous n’avez personne avec qui les partager, personne à embaucher pour vous aider, ou personne qui ne soit jaloux de vous ? »

« Cookie Muller c’est une Patti Smith qui ne ferait jamais la gueule »
Didier Jacob L’OBS


Cookie Muller est né en 1949 dans la banlieue de Baltimore où elle grandit entre un chemin de fer et un hôpital psychiatrique.  A 11 ans, elle débute seule l’écriture par un ouvrage de 321 pages sur le thème des inondations de Johnstown datant de 1889. Après avoir agrafé les pages et enveloppé l’ouvrage dans une pellicule plastique, elle le dépose sur l’une des étagères d’une bibliothèque locale.

Cette Patti Smith version solaire, égérie du mouvement underground new yorkais, a tout essayé, tout brulé, tout tenté. Tour à tour gogo danseuse, critique d’art, poétesse, promeneuse de chevaux de course, tatoueuse, actrice, dealeuse. Elle a traversé mille fois les États-Unis en stop, couché avec Jimi Hendrix, mis le feu a une maison, couler un bateau…

Amante passionnée, maman absolue, amie dévouée, cette muse fêlée allait toujours de l’avant. Malgré l’incroyable succession de tuiles qui a marqué son existence, toujours vers une autre tuile, elle tient debout, persuadée que « Ce n’est pas grave de croire que la vie sera un jour merveilleuse, au contraire. C’est même absolument nécessaire ».

Au fond, elle est restée libre jusqu’au feu d’artifice final : elle meurt du sida en 1989.

Avec toujours une allure folle («robe transparente micro-mini portée sous une veste en velours noir»), elle nous raconte dans un style parfaitement maîtrisé, à la fois élégant et dingue, ses souvenirs de défonce, de boulot, d’amour et de galère : ses textes sont des LED phosphorescentes éclairant le fond d’une piscine peinte en noirs…une ode à la vie et à la liberté !

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